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Archives Mensuelles: avril 2012

Ca y est, le printemps est arrivé ! Enfin ! Après ce long hiver, tout le monde se précipite dehors à la moindre minute de libre pour aller prendre le soleil, on est tout excité, bref, le bonheur. Mais ça n’a pas été sans mal.

Dans le calendrier des saisons russe, le printemps commence le premier mars. Pourquoi se compliquer la vie à le mettre au milieu d’un mois ? On a effectivement eu un premier réchauffement début mars, à tel point que la neige avait presque partout fondu le 8 mars, jour de la fête de la femme (jour férié hyper important en Russie). Chouette, me disais-je. Mais c’était sans compter sur la ténacité de l’hiver. Deux jour après, en sortant de mon foyer en baskets et veste de printemps, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir 10 cm de neige fraîche dehors, et des température de -5 °C. Zut. Mais il fit chaud l’après-midi, et cette neige fraiche se transforma en papotche (terme vaudois s’il en est, mais j’ai aucune idée comment ça s’appelle en bon français, excusez), qui se transforma en glace la nuit suivante. Rebelote trois fois de suite. Et c’était devenu une vraie aventure que de se déplacer, même à pied, sur les trottoirs qui maintenant ressemblaient à ça

Une rue au printemps

Une rue au printemps. Sous 2 cm d'eau, de la glace lisse

 

Du coup, lorsque début avril sont arrivées de douces températures annonciatrices du printemps, j’y croyais plus. Et pourtant. La neige a maintenant fondu, et tout ressemble au printemps. A tel point qu’il a fait +20 °C aujourd’hui ! Premièrement, le printemps, est, en Russie plus qu’ailleurs, la saison de l’amour (des amours ?). On trouve partout des couple de tout âge se baladant main dans la main, tout le monde parlent d’amour, les filles redoublent de maquillage et autres minijupes, et les garçon n’en ratent pas une pour se faire remarquer, parfois lourdement (surtout avec les copains, et c’est parfois franchement drôle 🙂 ). De manière générale, on passe tout sont temps libre dehors, comme ici sur la place Novosobornaya

Place Novosobornaya

Un mardi après-midi sur la place Novosobornaya

 

Un enfant dans le parc

En avril, n'ôte pas un fil...

 

Un motard en train de méditer

La première sortie de l'année

 

Mais le printemps, c’est aussi le réveil de la nature. Les premiers bourgeons sont sur les arbres, les fleurs sont sorties de terre et les animaux d’hibernation.

Les premières fleurs du printemps

Les premières fleurs du printemps. Ça a beau ressembler à des pissenlit, ça n'en est pas, et je ne sais pas ce que c'est 😦

 

Un écureuil

Un écureuil. Ils sont nombreux dans tout les parcs publics, et peu craintifs. Certains n'hésitent pas à venir voler votre pic-nic !

 

Et la tom’, que devient-elle dans tout ça ? Simple : elle a fondu. Enfin, presque

La tom' au printemps

La tom' au printemps

 

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Le week-end passé, nous sommes allés voir un lieu unique, paraît-il, dans toute la Sibérie : les talovskie chashi. Pas loin de Tomsk, au milieu de la forêt, se trouvent des sources d’eau thermale. C’est d’autant plus étonnant que ce genre de sources se trouvent en général en montagne, et surtout pas au milieu de l’immense plaine toute plate sibérienne.

Je me suis tout de suite posé les questions d’usages pour un étudiant sérieux : d’où vient la pression hydrostatique qui permet à ces eaux de remonter à la surface ? En général, d’eaux souterraines situées en amont, d’où la présence souhaitée d’au moins une colline dans les environs. Mais ici, rien. Et qu’est-ce qui a créé les conduites souterraines permettant à cette eau de remonter des profondeurs ? De nouveau, un relief accidenté est en général la réponse. Mais ici, rien de tout cela. Oh, on trouve bien quelques petites pentes, mais rien de suffisant. De plus, les sources se trouvent en haut des pentes ! Après avoir goûté l’eau, on comprend mieux : elle contient plein de minéraux différents et beaucoup de gaz carbonique. Une telle eau a passé un bon moment sous terre à des endroits bien profonds, et vient donc sans doutes de loin. Peut-être, vu la topographie de la région, d’eaux infiltrées dans les massifs de l’Altaï, mais ce n’est qu’une hypothèse personnelle.

Cependant, ces quelques questions n’étaient pas le but de notre promenade, et nous avons profité sans vergognes de la superbes nature sibérienne encore endormie sous la neige, comme ici

un pré sibérien

Un pré sibérien, sur le chemin des chashi

 

la source principale

La source principale. Elle fait deux mètres de long et ne gèle pas l'hiver

 

un pic-nic

Les talovskie chashi sont un lieu apprécié des locaux. On y vient, à l'image de ces amis, des habitués, "se ressourcer loin de la civilisation" ...

 

La forêt sibérienne

... et le lieu s'y prête d'ailleurs assez bien

 

un repas

Un repas entre copains : de la bouillie, des oignions et l'inévitable support de l'amitié, la vodka !

 

Bonus : les routes en Russie sont connues pour être vraiment mauvaise (j’en parlais il y a quelques mois). Du coup, lorsque chemin il y a, fût-il de fer, tout le monde en profite.

le chemin de fer

Le plus pratique des sentiers. Attention tout de même à ne pas se tordre une cheville !