Les fêtes de fin d’année

Rebonjour !

Pris dans mes études, j’ai pas eu beaucoup de temps pour vous écrire. Mais nouvelle année, nouvelles résolutions, nouveau départ etc, je m’y remet. Et, nouvelle année oblige, on va parler du nouvel-an russe.
Les fêtes de fin d’année en Russie ne ressemblent à rien de connu. Premièrement, ce sont les fêtes de début d’année : en effet, le calendrier orthodoxe (julien, pour être précis) est décalé de deux semaines par rapport au calendrier international (dit grégorien). Du coup, Noël se fête le 7 janvier. Cependant, nouvel an n’étant pas une fête religieuse, on le fête comme partout le premier janvier.

Ensuite, Noël est une fête purement religieuse : c’est bel et bien un jour férié, mais la plupart des gens en profitent pour se balader, voir des amis ou faire la grasse matinée. Seuls les chrétiens pratiquants se rendent à l’Église, et c’est tout.

Cependant, les belles traditions de Noël telles que le repas en famille, le Père Noël, les cadeaux et autres beaux souvenirs de notre enfance ne disparaissent pas pour autant : elles font simplement partie de la plus grande fête de l’année en Russie : le nouvel-an.

Le nouvel-an en Russie est le meilleur moment de l’année pour beaucoup de Russes. C’est une fête très attendue, organisée longtemps à l’avance, et elle suit une procédure très codifiée :
Le 31 est souvent un jour de travail pour les Russe. Cependant, ce jour là tout ferme ses portes un peu plus tôt pour permettre aux gens de se préparer pour le premier évènement de la fête, soit le repas. C’est généralement un repas de famille, mais comme les voyages sont parfois longs et dangereux en Russie, on s’invite aussi entre amis. Le met traditionnel sont les pelminis (пельмени) : pour faire simple, ce sont des raviolis faits maison (ne dites pas à un Russe que j’ai osé dire ça ^^). Autrefois, la maîtresse de maison les préparait à l’avance, avec les enfants. Puis, on les mettait dehors sur le balcons, pour qu’ils gèlent. A l’heure du repas, on les verse subitement dans de l’eau bouillante, pour qu’ils cuisent sans se décomposer. On les mange ensuite avec la sauce de son choix, mais le plus souvent de la crème fraîche aigre appelée smetana, introuvable en Suisse, à mon plus grand regret. Avec l’arrivée du surgelé, ce plat a cessé d’être un plat de fête et est devenu le plat des gens pressé qui ne prennent pas le temps de cuisiner. C’est dommage.
Après le repas, on allume la télévision : on y diffuse chaque année le film du nouvel an : Ironia Sudby ili s lyokhkim parom ( l’ironie du sort en français). Ironisant sur la standardisation pratiqué par l’URSS, ce film raconte l’histoire de Zhenya Lukashin, moscovite qui, ayant vraiment trop bu le jour du nouvel an, prend un avion et se retrouve à Leningrad (Saint-Pétersbourg). Se croyant toujours à Moscou, il entre dans un taxi et donne son adresse. Il se trouve qu’à Leningrad se trouve une rue avec exactement le même nom, et en y arrivant, il y trouve un bâtiment ressemblant exactement à son immeuble de Moscou. Ayant trouvé le même numéro d’appartement au même étage, il l’ouvre avec sa clé de Moscou (la serrure est la même), trouve exactement les mêmes objets dans la même disposition que chez lui et va se coucher dans le même lit que chez lui, ne se doutant toujours de rien.
Quelques heures plus tard arrive à l’appartement une jeune femme, Nadya Shevelyova qui se trouve être la véritable propriétaire. Ayant trouvé un inconnu dormant dans son lit, elle l’enjoint de partir, mais ce dernier refuse de comprendre. La suite des évènements vont forcer Zhenya et Nadya à passer le nouvel-an ensemble, et, malgré la méfiance initiale, nos deux héros ne se quitteront plus après cette rencontre inattendue.
Le film terminé, on continue à regarder, et après quelques banalités d’usage vient le discours annuel du président. Celui-ci s’exprime sur l’année écoulée, l’année future, et souhaite à son peuple une bonne année. Ensuite l’horloge du pays, située sur le Kremlin, sonne la nouvelle année et on joue l’hymne national, alors que tout le monde se souhaite une bonne année, une coupe de champagne à la main.
Lorsque les enfants vont se coucher, les jeunes partent rejoindre leurs amis et prolongent la fête ensemble, souvent en boîte de nuit et jusqu’au lever du jour pour les plus hardis (9h30 à Tomsk).

Durant cette journée, les enfants découvrent sous le sapin (de nouvel an, évidemment) les cadeaux du Grand-Père Froid (Ded moroz), l’équivalent de notre Père Noël. Celui-ci habite au pôle Nord et est aidé dans sa tâche par sa petite fille Snyegurochka, toujours habillée en bleu.

Les décorations ne sont pas aussi présentes qu’en Europe, la fête reste essentiellement à l’intérieur. On trouve cependant un grand et beau sapin sur la place principale de Tomsk

le sapin de Tomsk

Le sapin de Tomsk

С новым годом ! Une bonne année à tous !

Alexandre

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2 commentaires
  1. moi Muriel Dubois a dit:

    merci cher frère pour ces belles infos ça nous fait vraiment voyager !!!! C’est précieux !!! Bravo pour tes examens !!!

    • De faire voyager mes visiteurs, c’est un peu le but de ce blog. Peut-être que ça poussera même certain à visiter ces endroits tout autant merveilleux qu’inconnus !

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